Sports Vision

Une application qui permet au joueur de composer son équipe, d'embaucher un entraîneur, de faire des entraînements, des stratégies de match, des échanges de joueurs et de gérer  son plafond salarial.

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Une fonction innovante dans MiScreens permet de choisir une scène d’émission ou de film, de choisir une partie pour en faire une capsule vidéo, et de partager jusqu’à 140 secondes à travers son réseau social, un site web ou un blogue.

Contexte de l’industrie

Principales tendances de l’industrie

Ubiquité des médias numériques

La principale caractéristique de l’évolution des industries médias au cours de l’année 2010-2011 pourrait se résumer à la disparition de la notion de « nouveaux médias » pour laisser place à l’omniprésence du numérique comme un fait avéré. L’internet est maintenant partout, créant un espace média où les contenus se multiplient et circulent plus rapidement, où la consommation multiplateforme dictée par l’utilisateur-roi est devenue la norme et où les entreprises savent qu’elles doivent faire preuve d’agilité technologique et d’ouverture.

Le web social est sans contredit la tendance la plus influente de cette dernière période : l’essor des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter a redessiné l’ensemble des relations entre consommateurs et créateurs de contenus, notamment en introduisant la géolocalisation, l’instantanéité et la rapidité de la diffusion de l’information. Le web mobile s’installe de manière inexorable dans le paysage avec le lancement au Canada du iPad de Apple, en mai, puis du iPhone4 en juillet. Dès l’été 2010, le nombre d’appareils et d’opérateurs mobiles offrant le système d’exploitation Android se multiplient sur le marché canadien.

Quant à l’usage de la vidéo en ligne, sa croissance se poursuit tout aussi rapidement. L’arrivée de Netflix au Canada en décembre, avec son service de vidéo sur demande pour 7,99 $, vient confirmer l’absolue nécessité pour les entreprises de télédiffusion de s’assurer une présence dans tous les espaces numériques. D’ailleurs, la plateforme de webdiffusion Tou.tv, lancée par Radio-Canada et ses partenaires, en janvier 2010, va vite s’avérer un succès et sera suivie par plusieurs autres offres de services de VSD.

En bref, la télévision, le web et les appareils mobiles sont désormais indissociables. Il n’y a plus de médias traditionnels ou de nouveaux médias. Il n’y a que des contenus, que les consommateurs souhaitent voir disponibles partout et en tout temps, sur la plateforme de leur choix.

Consolidation et intégration verticale

Le regroupement d’entreprises et l’intégration verticale dans l’industrie de la radiodiffusion se sont poursuivis l’an dernier, à la suite de deux transactions d’intérêt : l’acquisition de Canwest Global Communications par Shaw Communications, et l’acquisition de CTVglobemedia par BCE. Reconnaissant l’importance de maintenir la concurrence au sein de l’industrie tout en assurant aux Canadiens un accès à la diversité des voix dans l’offre d’émissions, le CRTC a annoncé la tenue d’audiences publiques sur la question. Le Conseil a précisé qu’il souhaitait élaborer des normes permettant à tous les intervenants de négocier la distribution et les droits de programmation.

Concurrence des services de programmation par contournement (Over-the-top Services / OTT)

À l’arrivée de Netflix au Canada, à l’automne 2010, et devant la rapide croissance du nombre d’abonnés canadiens au service, les intervenants de l’industrie ont exprimé des préoccupations à l’égard des éventuelles répercussions de ce type de services non réglementé sur le système canadien de radiodiffusion1. Plusieurs enjeux font l’objet d’un débat permanent entre les intervenants : l’accroissement de la consommation de contenu audiovisuel de sources non réglementées nuit-il à la création et à la diffusion du contenu canadien? Faudra-t-il investir davantage dans la capacité des infrastructures, en raison de la hausse du trafic sur le réseau attribuable à l’augmentation de la consommation de vidéo sans contrepartie des entités non réglementées? Ces nouvelles plateformes de distribution offriront-elles une autre avenue pour la distribution de contenu canadien? Devant l’entrée de nouveaux services sur le marché canadien, le CRTC a lancé une invitation à formuler des commentaires à propos de leurs effets sur le système de radiodiffusion.

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Principales politiques gouvernementales

D’importants travaux ont été réalisés en 2010-2011 en vue d’atteindre les objectifs du Canada visant à élaborer une stratégie numérique nationale et à faire de l’industrie audiovisuelle un partenaire de choix en coproduction.

Nouvelle stratégie sur l’économie numérique

En mai 2010, le gouvernement fédéral a publié Accroître l’avantage numérique du Canada – Stratégies pour une prospérité durable pour lancer une consultation nationale en vue d’élaborer une stratégie canadienne pluriannuelle sur l’économie numérique. Le document souligne l’importance de créer un cadre actualisé pour le secteur des médias numériques afin de faire du Canada une destination de choix pour la créativité et l’innovation. Dans ce contexte, le rôle du FMC a été mis en évidence au sein d'un ensemble de programmes stratégiques destinés à soutenir la production de contenu canadien sur diverses plateformes.

Dans son rapport Médias numériques et émergents : possibilités et défis, publié en février 2011, le Comité permanent du Patrimoine canadien demandait au gouvernement fédéral de mettre en place de nouvelles mesures pour soutenir les médias numériques, notamment l’implantation d’une stratégie numérique nationale, l’accroissement du financement du FMC et l’établissement d’un crédit d’impôt pour la production de contenu numérique.

Nouvelle politique sur la coproduction audiovisuelle régie par des traités

À l’échelle internationale, le gouvernement fédéral a lancé la Politique canadienne sur la coproduction audiovisuelle régie par des traités à des fins de discussion, en vue de réagir au déclin des activités canadiennes en coproductions régies par des traités. Le FMC a participé au processus, proposant notamment que la nouvelle politique tienne compte de la nécessité de s’adapter à la coproduction de projets convergents.

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Principales nouveautés réglementaires

Souplesse accrue

À la suite de la publication d’une proposition de politique d’attribution de licences visant les grands groupes de propriété de stations privées de langue anglaise2 en 2009, le CRTC a annoncé, en décembre 2010, son intention d’aller de l’avant et de mettre en œuvre la politique. En vertu de cette politique, le Conseil compte s'attarder moins sur la diffusion canadienne et plus sur les diverses obligations de programmation. De plus, il désire adopter une souplesse accrue dans la répartition et la reddition d'allocations de dépenses des services de télévision en matière de programmation canadienne.

Ententes commerciales et valeur accrue des droits numériques des producteurs

Une des principales caractéristiques de la politique d’attribution de licences visant les grands groupes de propriété de stations privées de langue anglaise est l'adhésion des radiodiffuseurs, par l'entremise de leurs conditions de licence, aux ententes commerciales pour toutes les productions indépendantes. Cet outil, qui normalise les pratiques commerciales et les ententes entre les radiodiffuseurs et les producteurs, devrait s’appliquer à un projet pendant tout son cycle de vie, de sa présentation initiale à sa diffusion sur toutes les plateformes, en passant par le développement et la production. On s’attend à ce que l’entente accroisse la valeur des droits numériques pour les producteurs indépendants.

Cadre réglementaire pour les services de vidéo sur demande

En janvier 2011, le CRTC a annoncé l’établissement d’un nouveau cadre réglementaire pour les services de vidéo sur demande (VSD). Parmi les conditions qu’il impose, le CRTC exige que les entreprises de vidéo sur demande consacrent 5 % de leurs revenus annuels bruts à un fonds canadien de production et qu’au moins 20 % de la programmation autre que les longs métrages soit d’origine canadienne. Le nouveau cadre permet l’insertion de publicités dans les émissions fournies par des services de VSD en contrepartie des coûts d’acquisition des droits sur les émissions. Les effets espérés de telles modifications visent à offrir aux radiodiffuseurs canadiens de nouveaux revenus leur permettant de produire davantage de contenu destiné à la VSD ainsi que des conditions favorables pour concurrencer les services de programmation par contournement (OTT).

Suivi des activités des nouveaux médias

Conscient de l’importance croissante de diffuser dans les nouveaux médias, le CRTC a établi de nouvelles exigences de rapport aux entreprises de radiodiffusion de nouveaux médias associées à des radiodiffuseurs classiques. En outre, il a mis sur pied un groupe de travail pour soutenir l’élaboration des normes de rapport des recettes et des dépenses des nouveaux médias. Le groupe de travail devrait présenter son rapport au CRTC en 2011.


1 Les services de programmation par contournement se caractérisent principalement par le fait qu’ils offrent un accès Internet à du contenu indépendamment d’un établissement ou d’un réseau destiné à sa distribution (p. ex. par câble ou par satellite).

2 Cette proposition ne s’applique qu’aux groupes de radiodiffusion de langue anglaise dont les recettes annuelles dépassent les 100 millions de dollars.

 

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